Combien de fois entend-on dire “j’arrive à comprendre des bribes, le sens général, mais je suis incapable de parler anglais !” Ou bien “je n’ose pas car je fais plein de fautes quand je parle !” Et pourtant, si on apprend une langue, c’est bien d’abord pour communiquer.

Votre pire ennemi pour parler anglais, c’est vous !

Nous sommes très critiques envers nous-même. Nous ne nous faisons pas de cadeau ! Ce que nous trouvons bien chez les autres, ce n’est pas bien chez nous. Les encouragements que l’on peut faire à ses amis, nous ne les acceptons pas pour nous même. C’est ce que l’on appelle l’auto-sabotage ! Notre égo peut nous jouer des tours, et nous sommes dans l’exigence, la culture de l’excellence, qui cour circuitent les possibilités d’acceptation de nos progrès et donc de succès. Lorsque l’on connaît le fonctionnement de notre MOI profond, on peut alors commencer à prendre conscience que chaque petit avancement vaut bien des félicitations, que chaque fois que l’on sort de notre zone de confort, c’est une victoire sur notre objectif. Peu importe les erreurs, le manque de vocabulaire, les fautes de temps ou d’un mauvais accent, ce qu’il y a à retenir, c’est que votre interlocuteur natif n’y prêtera aucune attention. Il sera juste ravi d’échanger avec vous et vous aidera même à trouver vos mots !

Voyez les choses à l’inverse : Lorsque vous rencontrer des étrangers et qu’ils essaient de vous poser une question ou de discuter avec vous, est- ce que vous allez souligner toutes les erreurs qu’ils commettent en parlant ? Allez-vous vous moquer ? Allez-vous focaliser sur l’imperfection de leur prononciation ? Ou bien est-ce que vous allez plutôt vous intéresser à eux, d’où ils viennent, leur culture ou leur passage dans votre région ? Peut-être trouverez-vous leur accent « exotique », leur contact sympathique, engageant…Alors posez-vous cette question : pourquoi n’en serait-il pas de même pour vous en tant qu’étranger ? Bien souvent, les échanges se font simplement de manière très amicale, et parfois, elles peuvent même déboucher sur une relation qui perdure au-delà des vacances. Je me souviens d’une apprenante qui m’expliquait que la rencontre d’une famille Irlandaise sur une terrasse en été avait débouché sur une belle amitié et que leurs enfants respectifs avaient tissé des liens. Un bon moyen par la suite de faire des séjours près de Cork.

La prise de conscience : une clé importante pour progresser en anglais

Il est donc temps de “tourner le dos” aux jugements qui vous tirent vers le bas, aux remarques peu constructives, temps de sortir du moule éducationnel qui vous empêche d’évoluer plus rapidement et d’accéder à votre plein potentiel. C’est en faisant régulièrement l’effort de parler anglais que l’on progresse.

La meilleure façon de s’entraîner à parler anglais, c’est d’échanger avec les anglophones à chaque fois qu’il est possible de le faire. Que ce soit en France ou bien ailleurs, c’est toujours un très bon exercice que d’échanger, même si le sujet vous paraît peu important au début.

Justement, profitez de vous entraîner sur des sujets anodins afin d’acquérir un peu d’assurance et de fluidité. Les anglais, comme les français, démarrent souvent une conversation en parlant du temps qu’il fait ou de l’ambiance qui règne dans un lieu. C’est une manière facile de créer le contact. “Nice weather, isn’t it ?” Si vous répondez dans le même esprit , cela signifie que vous êtes disposé à converser. Votre interlocuteur n’a plus qu’à poursuivre et ouvrir davantage la discussion. Si vous avez peur de ne plus suivre le fil de la conversation, n’hésitez pas à dire que vous êtes français, ou autre nationalité, vous serez déjà pardonné pour votre manque de fluidité ou de vocabulaire. Les anglophones, comme tout autre étranger d’ailleurs, ne sont pas focalisés sur vos erreurs, bien au contraire. Ils trouveront même que vous parlez « bien » anglais. Dites deux ou trois phrases, même mal construites, ils apprécieront toujours si vous faites l’effort de parler leur langue. Ils seront ravis de vous aider et vous donneront volontiers des conseils, des recommandations sur leur région, les endroits à visiter et les bonnes tables.

Rire de ses erreurs est une manière de dédramatiser et de se libérer du stress face aux difficultés à s’exprimer. Soyez vous-même, peu importe votre niveau d’anglais, saisissez chaque occasion pour le parler et prenez PLAISIR à le faire. Vous constaterez vite que vous êtes capable de participer à une conversation de mieux en mieux et votre niveau de confiance montera en flèche !

Corinne Picarda